Paper Girls

Vous aimez Stranger Things? J’ai tellement une bonne série à vous recommander.

Papers Girls, c’est quatre filles de 12 ans qui livrent des journaux en 1988, qui se retrouvent perdues dans le temps, et qui tentent de revenir à leur époque.

Comme Stranger Things, la série est remplie de références à la culture pop qui jouent sur votre nostalgie. Les éléments de science-fiction, comme le voyage dans le temps (et quelques robots géants), animent l’histoire, avec une pointe d’horreur par moments. Les quatre filles sont débrouillardes et matures pour leur âge, mais leur histoire est quand même un récit initiatique (un coming-of-age story).

Mais ce qui rend Paper Girls particulièrement mémorable, c’est l’art. Les dessins de Cliff Chiang sont magnifiques. Et les couleurs, elles, sont époustouflantes.

J’aime tellement les couleurs de cette série. Les orange-tangerine, les nuances de mauve et de violet, les bleu tranquille et les vert presque radioactif sont un réel festin pour les yeux. Je m’en délecte. Il y a une réelle attention donnée à chaque page, à chaque scène, pour créer juste la bonne ambiance, la bonne nuance, le bon éclairage, ou la bonne tension entre les personnages.

Si j’avais à vous convaincre de l’importance et de l’impact que peuvent avoir les couleurs dans une bande dessinée lorsqu’elles sont bien choisies, je vous recommanderais cette série.

J’aime aussi, dans Paper Girls, cette exploration de la relation complexe entre le passé, le présent et le futur. Par exemple, Erin rencontre future-Erin, et est confrontée à qui elle deviendra. Et future-Erin est, par le fait même, confrontée à son passé et à ses choix. Il en émerge un contraste entre qui on veut devenir et qui on devient, face aux difficultés de la vie, à sa banalité, et face aux époques changeantes auxquelles on participe.

La nostalgie, ici, prend un caractère, une saveur différente, qui est teintée par ce dialogue à travers le temps. C’est également… déstabilisant de voir à quel point les choses ont changé, et ont changé vite depuis les années 80.

C’est drôle, je lis des bédés des années 70, où les héros et la société semblent être confrontés aux mêmes problèmes qu’en 2020. Et j’ai l’impression que rien n’a changé. Puis je lis Paper Girls, où des enfants de 1988 voient nos télés immenses et minces, des centres commerciaux abandonnés, et le langage codé, incompréhensible des médias sociaux aux nouvelles… Et j’ai exactement l’impression inverse: tout semble avoir changé.

La série est écrite par Brian K. Vaughan, qui est probablement l’un des auteurs les plus en vogue en ce moment. Ces séries sont d’immenses succès, comme Saga, un space opera avec une romance à la Roméo et Juliette, et Y: The Last Man, un monde post-apocalyptique où un virus mystérieux a tué tous les mâles de la Terre… sauf Yorick.

Même si Vaughan joue avec des thèmes narratifs qui sont familiers, ses prémisses ont toujours un angle intrigant qui rend ses séries fraîches et novatrices. Si vous voulez lire de la bédé contemporaine qui n’a rien à voir avec les super-héros, considérez commencer par ses oeuvres.

Je n’ai pas encore terminé Saga et Y: The Last Man, mais Paper Girls est, définitivement, ma préférée.

Quoi lire?

Paper Girls (2015), #1 à 30

À mettre sur votre liste?

Oui! Court, excitant, coloré et contemporain.

Bon point de départ?

Oui! Se lit tout seul après le premier numéro.

Paper Girls #1

Publié par Simon Cordeau

simoncordeau.net

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